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Toyota Land Cruiser FJ40 de 1978 importé de Colombie par Classic 4x4 Import

Toyota Land Cruiser FJ40 : histoire, caractéristiques et guide d’achat

Silhouette carrée, six cylindres rugueux, réputation d’increvable : le FJ40 est le Land Cruiser par excellence. Voici tout ce qu’il faut savoir avant d’acheter le vôtre.

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Il suffit de le croiser une fois pour comprendre. Le Toyota Land Cruiser FJ40, avec sa calandre ronde, ses ailes plates et sa carrosserie taillée à la serpe, est devenu en quelques décennies l’un des 4x4 de collection les plus recherchés au monde. Plus qu’un véhicule, c’est un symbole : celui du tout-terrain simple, robuste et capable d’aller partout.

Nous importons des FJ40 depuis la Colombie, où des milliers d’exemplaires ont travaillé dans les montagnes et les plantations de café. Voici notre guide complet : histoire, fiche technique, évolutions, points à vérifier et prix.

Le FJ40, 24 ans de carrière

Le FJ40 naît en 1960 pour succéder au Land Cruiser série 20. Toyota veut alors un 4x4 plus moderne, plus confortable et surtout plus solide pour conquérir les marchés d’exportation : Amérique latine, Moyen-Orient, Afrique, Australie. Pari réussi : la série 40 restera au catalogue jusqu’en 1984, une longévité exceptionnelle.

Pendant ces 24 ans, le FJ40 devient l’outil de travail des fermiers, des mineurs, des forestiers et des organisations humanitaires. C’est grâce à lui que le Land Cruiser gagne sa réputation mondiale de 4x4 increvable — une histoire que nous racontons en détail dans notre article sur l’histoire du Toyota Land Cruiser.

En Colombie, le Land Cruiser arrive dès la fin des années 1950 et devient rapidement le synonyme de 4x4 fiable dans un pays de cordillères, de pistes de terre et de fortes pentes. Beaucoup de propriétaires ont équipé leur FJ40 de toits rigides fabriqués localement, une particularité que l’on retrouve encore souvent aujourd’hui.

Fiche technique du FJ40

Le FJ40 repose sur une recette mécanique d’une grande simplicité : un châssis échelle très rigide, deux essieux rigides suspendus par des ressorts à lames, une transmission intégrale enclenchable et une boîte de transfert à gamme courte pour les passages difficiles.

Toyota Land Cruiser FJ40 (série 40)
Production1960 – 1984 (Japon)
CarrosserieChâssis court, bâché ou toit rigide, 2 portes + hayon ou portes arrière
Empattement2 285 mm
Moteur (jusqu’en 1975)Toyota F, 6 cylindres en ligne essence, 3,9 L
Moteur (à partir de 1975)Toyota 2F, 6 cylindres en ligne essence, 4,2 L
Boîte de vitessesManuelle 3 rapports, puis 4 rapports (à partir de 1974)
Transmission4x4 enclenchable, boîte de transfert avec gamme courte
SuspensionEssieux rigides et ressorts à lames à l’avant et à l’arrière
FreinsTambours, puis disques à l’avant selon les marchés (à partir de 1976)

Le cœur du FJ40, c’est son six cylindres en ligne. D’abord le F de 3,9 L, puis à partir de 1975 le fameux moteur 2F de 4,2 L, réputé quasi indestructible : beaucoup de couple à bas régime, une distribution par pignons et une conception sans fioritures qui pardonne beaucoup.

Les évolutions année par année

En 24 ans, le FJ40 a évolué par petites touches, sans jamais perdre son caractère. Les amateurs distinguent souvent les modèles « early » (premières années) et « late » (fin de carrière). Voici les grandes étapes :

  • 1960 : lancement de la série 40 avec le moteur F de 3,9 L et une boîte 3 vitesses.
  • 1974 : arrivée de la boîte 4 vitesses, plus agréable sur route.
  • 1975 : le moteur 2F de 4,2 L remplace le F.
  • 1976 : freins à disque à l’avant sur de nombreux marchés.
  • 1979 : restylage léger (entourage de calandre carré, nouveau tableau de bord) et direction assistée en option.
  • 1984 : fin de production au Japon ; la série 70 prend le relais.

Bâché, toit rigide, BJ40 : les versions du FJ40

Sous le nom de FJ40 se cache en réalité toute une famille. Le châssis court est resté le même pendant 24 ans, mais les carrosseries, les moteurs et les équipements ont beaucoup varié selon les pays de destination.

Bâché ou toit rigide

Le FJ40 a été proposé en version bâchée (toile sur arceaux, l’esprit le plus brut) et en version toit rigide (« hardtop »), plus confortable et plus sûre pour un usage toute l’année. En Colombie, de nombreux propriétaires ont remplacé la toile par un toit rigide fabriqué sur place : ces toits locaux font partie de l’histoire de ces véhicules et ne sont pas un défaut.

FJ40 essence ou BJ40 diesel

Le BJ40 partage la carrosserie du FJ40 mais reçoit un quatre cylindres diesel de la famille B (3,0 L, puis 3B de 3,4 L). Plus sobre, il est aussi nettement moins puissant. On trouve également des HJ, à six cylindres diesel H. Le FJ40 essence reste la version la plus recherchée par les collectionneurs pour son six cylindres souple et coupleux. Pour ne plus confondre ces lettres, lisez notre guide des codes Land Cruiser (FJ, BJ, HJ, FZJ…).

Les FJ40 « early » et « late »

Les premiers modèles se reconnaissent à leurs détails chromés, leur tableau de bord métallique et leur boîte 3 vitesses. Les derniers (à partir de 1979) ont un entourage de calandre carré, un tableau de bord plus moderne, des freins à disque à l’avant et souvent la direction assistée : plus agréables à conduire, ils sont très appréciés pour rouler régulièrement.

Pourquoi le FJ40 fait rêver

Le succès du FJ40 auprès des collectionneurs ne doit rien au hasard. Il réunit trois qualités rarement rassemblées sur un même véhicule :

  • Un design intemporel : compact, carré, reconnaissable entre mille. Il a d’ailleurs inspiré le Toyota FJ Cruiser des années 2000.
  • Une mécanique simple et robuste : peu d’électronique, des pièces accessibles, un moteur qui supporte des centaines de milliers de kilomètres s’il est entretenu. Nous détaillons ce point dans pourquoi le Land Cruiser est le 4x4 le plus robuste.
  • De vraies capacités en tout-terrain : court, léger et doté d’une gamme courte, il passe là où beaucoup de 4x4 modernes renoncent.

Ajoutez à cela une cote qui progresse depuis plusieurs années, et vous comprenez pourquoi un FJ40 en bon état ne reste jamais longtemps à vendre.

Au volant d’un FJ40 aujourd’hui

Conduire un Land Cruiser FJ40, c’est retrouver des sensations que les 4x4 modernes ont oubliées. La position de conduite est droite, la visibilité excellente, et le six cylindres emmène l’ensemble avec un couple généreux dès les plus bas régimes. On ne cherche pas la vitesse : un FJ40 se savoure entre 70 et 90 km/h, sur une départementale, un chemin de campagne ou une piste de montagne.

Le confort reste celui d’un 4x4 de travail des années 1970 : suspension ferme, bruit mécanique présent, pas d’aides électroniques. C’est précisément ce que recherchent ses propriétaires. En contrepartie, la mécanique est accessible et compréhensible : un garagiste habitué aux voitures anciennes peut entretenir un FJ40 sans outil de diagnostic, et les pièces sont encore largement disponibles grâce à la communauté mondiale du Land Cruiser.

  • Usage idéal : balades, week-ends, propriété à la campagne, rassemblements de 4x4 anciens.
  • Consommation : en général 15 à 20 L/100 km avec le 2F à carburateur.
  • Entretien : vidanges régulières, graissage des cardans et des rotules, réglage du carburateur et de l’allumage.
  • Places : deux à l’avant, et selon les versions une banquette ou des banquettes latérales à l’arrière.

Besoin de plus de place pour la famille ? Le FJ43 offre le même charme avec un empattement plus long, et la série 70 apporte davantage de confort au quotidien.

Bien acheter un FJ40

Un FJ40 a souvent plus de 40 ans. Son état dépend donc beaucoup plus de son histoire que de son kilométrage, rarement vérifiable. Voici les points que nous contrôlons sur place avant de vous proposer un véhicule :

La carrosserie et le châssis

La rouille est l’ennemi numéro un. On inspecte les bas de caisse, le plancher, les passages de roue, le bas des portes, les montants de pare-brise et la tôle arrière. Côté châssis, on vérifie les longerons, les traverses et les supports de ressorts. Le climat de nombreuses régions de Colombie, plus sec en altitude, a permis à beaucoup de caisses de bien se conserver.

Le moteur et la transmission

Démarrage à froid, fumées, bruits, fuites d’huile, température : un 2F en bonne santé tourne rond et tire fort dès le ralenti. On teste aussi la boîte, la boîte de transfert et l’enclenchement du 4x4 et de la gamme courte, ainsi que les fuites aux rotules de l’essieu avant.

L’authenticité

Au fil des décennies, certains FJ40 ont reçu un autre moteur, une autre boîte ou des pièces non d’origine. Ce n’est pas forcément un défaut, mais cela doit être dit clairement : nous indiquons toujours la motorisation réelle dans nos annonces.

Quel prix pour un FJ40 ?

Il n’existe pas un prix du FJ40, mais des prix : tout dépend de l’état de la carrosserie, de l’authenticité, de la mécanique et du niveau de restauration. Pour vous donner des repères :

ÉtatCe que cela signifieOrdre de prix
À restaurerBase saine mais gros travaux à prévoirLe moins cher, mais budget travaux important
Bon état d’usageRoule, entretenu, défauts esthétiquesNotre cœur de gamme : environ 29 000 à 35 000 € rendu France
RestauréRestauration complète, carrosserie et mécanique refaitesNettement plus cher, selon le niveau de finition

Pour aller plus loin, consultez notre article sur le prix d’un Land Cruiser ancien en 2026. Et si vous voulez un FJ40 entièrement refait selon vos goûts, nous proposons aussi la restauration sur mesure.

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Questions fréquentes

Que signifie « FJ40 » ?

Le « F » désigne le moteur essence six cylindres de la famille F (F de 3,9 L puis 2F de 4,2 L), le « J » signifie Jeep, c’est-à-dire tout-terrain, et « 40 » est le numéro de série du modèle. Un BJ40 est la même carrosserie avec un moteur diesel de la famille B.

Quelles sont les années de production du FJ40 ?

Le Land Cruiser série 40 a été produit au Japon de 1960 à 1984. Au Brésil, une version dérivée, le Toyota Bandeirante, a été fabriquée jusqu’en 2001 avec des moteurs diesel.

Quelle est la différence entre un FJ40 et un FJ43 ?

C’est la même famille, mais le FJ43 a un empattement plus long : 2 430 mm contre 2 285 mm pour le FJ40. Il offre plus de place à l’arrière tout en restant très agile en tout-terrain.

Combien consomme un Toyota FJ40 ?

Avec son six cylindres essence de 4,2 L à carburateur, comptez en général entre 15 et 20 litres aux 100 km selon l’usage, l’état du moteur et la conduite. C’est un véhicule de plaisir et de collection, pas un 4x4 de trajet quotidien.

Combien coûte un Land Cruiser FJ40 aujourd’hui ?

Les prix varient énormément selon l’état, de quelques dizaines de milliers d’euros pour un véhicule à restaurer à bien plus pour une restauration complète. Nos FJ40 inspectés en Colombie sont proposés autour de 29 000 à 35 000 € rendus en France.

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